pointscommuns.com la rencontre par affinités culturelles

  1. Créez vos listes d'oeuvres et d'artistes préférés parmi + de 2 millions de références.
  2. Partagez vos goûts, émotions, réactions en cinéma, musique, lecture, médias.
  3. Rencontre des femmes et des hommes qui partagent vos passions.
Je lui envoie
une dédicace
Je l'ajoute
à mes amis
gratuit Je lui écris
Briser la glace
Je chatte
avec elle
Ne pouvant m'arrêter devant la mort
 Ne pouvant m'arrêter devant la mort
rediger un nouveau commentaire sur Emily Dickinson
catégorie : critique ou information sur l'oeuvre ou l'artiste
corps du commentaire en taille petitecorps du commentaire en taille moyennecorps du commentaire en taille grandeimprimer ce commentaireenvoyer ce commentaire à un ami
Ma traduction du poème d'Emily Dickinson : "Because I could not stop for Death"


Emily Dickinson, poète américaine, qui a vécu recluse "à la Botto Strauss" dans le temps et la chambre, était tournée vers son univers intérieur.
La mort y a sa place. En voici un exemple.

Original :

"Because I could not stop for Death
He kindly stopped for me;
The carriage held but just ourselves
And Immortality.

We slowly drove, he knew no haste,
And I had put away
My labor, and my leisure too,
For his civility.

We passed the school, where children strove
At recess, in the ring;
We passed the fields of gazing grain,
We passed the setting sun.

Or rather, be passed us;
The dews grew quivering and chill,
For only gossamer my gown,
My tippet only tulle.

We paused before house that seemed
A swelling of the ground;
The roof was scarcely visible,
The cornice but a mound.

Since then 'tis centuries, and yet each
Feels shorter than the day"


Ma traduction :


Ne pouvant m’arrêter devant la mort
Elle eut la gentillesse de me prendre
Il n’y avait que nous dans la calèche
Et l’immortalité

Nous roulions lentement, elle n’était pas pressée
Tandis que j’avais abandonné
Mon travail et mes loisirs
Pour sa courtoisie

Nous passâmes devant l’école où les enfants
Se bagarraient dans la cour de récréation
Traversant les champs d’épis aux aguets
Nous vîmes le soleil couchant

Ou plutôt, c’est lui qui nous vit
La rosée nous faisait frissonner : nous avions froid
Les fils de la Vierge pour seul robe
Mon tulle pour étole

Nous fîmes une halte devant une maison
Pareille à un renflement du sol
Le toit était à peine visible
La corniche n’était plus qu’ un monticule

Voilà des siècles que j’ai vécu cette scène et pourtant
Elle me semble plus courte que le jour
Où je pressentis pour la première fois
Que la tête des chevaux
Se dirigeait vers l’éternité



réactions : 10
lectures : 551
votes : 4
Publier sur   Partager sur Wikio  Partager sur Scoopeo  Partager sur Digg  Partager sur Facebook  Partager sur Google  Partager sur Technorati  Partager sur del.icio.us  Partager sur blogmarks  Partager sur twitter 
Voici les 10 dernières réactions à ce commentaire
 Date
Titre (cliquez pour lire)
Rédacteur
 23/06/09 à 12h58
merci à vous et bonne journée.
une manière "d'apprivoiser" la mort ... une façon d'apaiser "ses peurs devant l'inconnu" .... et peut être une forme de "quête" ..... d'un Paradis....

bonne journée et à plus ...****************
*****
 22/05/09 à 17h56
merci à vous
merci pour cette traduction originale et avec sensibilité.
 22/05/09 à 14h26
non, ce n'est pas ça : j'avais oublié deux vers en anglais. Les voici avec les deux premiers:

"Since then 'tis centuries, and yet each
Feels shorter than the day
I first surmised the horses' heads
Were toward eternity."
 22/05/09 à 14h21
au temps pour moi! j'avais oublié les deux derniers vers :

Voilà des siècles et depuis lors
Chacun semble plus court que ce jour
... par l'esprit qui se libère.
 22/05/09 à 07h14
merci
 22/05/09 à 06h58
commençait à nous manquer... votre en retour
avec ce beau poéme en cadeau confirme
la richesse de votre esprit