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Ma traduction du poème d'Emily Dickinson : "Because I could not stop for Death"
Emily Dickinson, poète américaine, qui a vécu recluse "à la Botto Strauss" dans le temps et la chambre, était tournée vers son univers intérieur.
La mort y a sa place. En voici un exemple.
Original :
"Because I could not stop for Death
He kindly stopped for me;
The carriage held but just ourselves
And Immortality.
We slowly drove, he knew no haste,
And I had put away
My labor, and my leisure too,
For his civility.
We passed the school, where children strove
At recess, in the ring;
We passed the fields of gazing grain,
We passed the setting sun.
Or rather, be passed us;
The dews grew quivering and chill,
For only gossamer my gown,
My tippet only tulle.
We paused before house that seemed
A swelling of the ground;
The roof was scarcely visible,
The cornice but a mound.
Since then 'tis centuries, and yet each
Feels shorter than the day"
Ma traduction :
Ne pouvant m’arrêter devant la mort
Elle eut la gentillesse de me prendre
Il n’y avait que nous dans la calèche
Et l’immortalité
Nous roulions lentement, elle n’était pas pressée
Tandis que j’avais abandonné
Mon travail et mes loisirs
Pour sa courtoisie
Nous passâmes devant l’école où les enfants
Se bagarraient dans la cour de récréation
Traversant les champs d’épis aux aguets
Nous vîmes le soleil couchant
Ou plutôt, c’est lui qui nous vit
La rosée nous faisait frissonner : nous avions froid
Les fils de la Vierge pour seul robe
Mon tulle pour étole
Nous fîmes une halte devant une maison
Pareille à un renflement du sol
Le toit était à peine visible
La corniche n’était plus qu’ un monticule
Voilà des siècles que j’ai vécu cette scène et pourtant
Elle me semble plus courte que le jour
Où je pressentis pour la première fois
Que la tête des chevaux
Se dirigeait vers l’éternité
Emily Dickinson, poète américaine, qui a vécu recluse "à la Botto Strauss" dans le temps et la chambre, était tournée vers son univers intérieur.
La mort y a sa place. En voici un exemple.
Original :
"Because I could not stop for Death
He kindly stopped for me;
The carriage held but just ourselves
And Immortality.
We slowly drove, he knew no haste,
And I had put away
My labor, and my leisure too,
For his civility.
We passed the school, where children strove
At recess, in the ring;
We passed the fields of gazing grain,
We passed the setting sun.
Or rather, be passed us;
The dews grew quivering and chill,
For only gossamer my gown,
My tippet only tulle.
We paused before house that seemed
A swelling of the ground;
The roof was scarcely visible,
The cornice but a mound.
Since then 'tis centuries, and yet each
Feels shorter than the day"
Ma traduction :
Ne pouvant m’arrêter devant la mort
Elle eut la gentillesse de me prendre
Il n’y avait que nous dans la calèche
Et l’immortalité
Nous roulions lentement, elle n’était pas pressée
Tandis que j’avais abandonné
Mon travail et mes loisirs
Pour sa courtoisie
Nous passâmes devant l’école où les enfants
Se bagarraient dans la cour de récréation
Traversant les champs d’épis aux aguets
Nous vîmes le soleil couchant
Ou plutôt, c’est lui qui nous vit
La rosée nous faisait frissonner : nous avions froid
Les fils de la Vierge pour seul robe
Mon tulle pour étole
Nous fîmes une halte devant une maison
Pareille à un renflement du sol
Le toit était à peine visible
La corniche n’était plus qu’ un monticule
Voilà des siècles que j’ai vécu cette scène et pourtant
Elle me semble plus courte que le jour
Où je pressentis pour la première fois
Que la tête des chevaux
Se dirigeait vers l’éternité
réactions : 10
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Voici les 10 dernières réactions à ce commentaire
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Rédacteur
merci à vous et bonne journée.
une manière "d'apprivoiser" la mort ... une façon d'apaiser "ses peurs devant l'inconnu" .... et peut être une forme de "quête" ..... d'un Paradis....
bonne journée et à plus ...****************
bonne journée et à plus ...****************
*****




merci à vous
merci pour cette traduction originale et avec sensibilité.
non, ce n'est pas ça : j'avais oublié deux vers en anglais. Les voici avec les deux premiers:
"Since then 'tis centuries, and yet each
Feels shorter than the day
I first surmised the horses' heads
Were toward eternity."
"Since then 'tis centuries, and yet each
Feels shorter than the day
I first surmised the horses' heads
Were toward eternity."
au temps pour moi! j'avais oublié les deux derniers vers :
Voilà des siècles et depuis lors
Chacun semble plus court que ce jour
Voilà des siècles et depuis lors
Chacun semble plus court que ce jour
... par l'esprit qui se libère.
merci
commençait à nous manquer... votre en retour
avec ce beau poéme en cadeau confirme
la richesse de votre esprit
avec ce beau poéme en cadeau confirme
la richesse de votre esprit


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rivale
publié le 21 mai 09